Danser dans le paysage
Du mois d’octobre 2012 au mois de mai 2013, au rythme de un dimanche par mois, un groupe de quinze danseurs amateurs de tous âges participent à des journées de danse rythmées par l’alternance du passage du dedans (la salle de danse), au dehors (la campagne environnante). Au gré des saisons et de la météorologie, dans ce déplacement entre intérieur et extérieur, avec les éléments en présence, ils partagent leur relation au sensible, au mouvement et au paysage.

◊ Avec la participation de Jean Marc Lavie, chanteur et fondateur de l'Association et Groupe Vocal Ragadoc.
⇒ Magrin

∼ Ragadoc ∼

Qu'est-ce qui te relie à la terre ?

Rassurant.
Être debout. Le courage me relie à la terre.
L'envie de faire pousser.
Apprendre des choses sur la planète.
Terre, matière, organique.
Terre, odeur, humus, feuilles, vivant, cycle.
Terre, arpenter, marcher, gravir.
Ce que je mange et la mer.
Terre, amour pour la planète, relief, vallon, ruisseau.
Terre ; rythme dans le corps et une force, une énergie, une puissance, un lien.
Terre, tendresse, choses maternelles.
Terre, génération.
Odeur, contact, paysage.
Souvenir, images fortes.
Mon grand-père dans son jardin.
La terre en creux du ciel.
Mon enfance ; les saisons, le ciel, les nuages, les fruits ; l'apaisement.
Un lien perdu.





Quel est ton paysage ? Qu'est-ce que c'est pour toi : un paysage ?

Qu'est ce que ce serait un geste dans le paysage pour toi ?

(MD) Pour moi paysage, c'est perte de vue, et plutôt perte de vue avec au bout les montagnes (…) paysage c'est la vue sur les Pyrénées, c'est mon paysage qui me fait du bien quoi. Et le geste, ben du coup c'est y aller, enfin c'est marcher, c'est aller vers là-bas.
(AM) Moi mon paysage en fait c'est les collines dans le tarn. C'est un paysage assez vaste, où il y a différents niveaux, mais on voit très très loin, et surtout on voit des collines, avec des bosses qui descendent et puis qui remontent, et puis on voit à gauche et puis on voit à droite (…) et puis des champs qui sont labourés par la terre, enfin des textures différentes et des endroits où sur les collines y'a des rangées qui ont été labourées, d'autres ont été semées. Voilà. Et puis le geste pour moi c'est de tourner (…) en fait. Je peux me griser de ça. C'est-à-dire, tourner.
(JML) Pour moi le paysage je pense que c'est tout ce qui… Tout ce que je regarde peut être un paysage. À partir du moment où on pose le regard sur un environnement, il peut devenir un paysage. Qui dit paysage dit regardeur et souvenir de ce qu'on a vécu. On se rappelle d'un paysage alors qu'on est passé devant…. C'est un peu comme ce que disait Elliott tout à l'heure, on va passer dans le chemin et puis y'a pas de paysage, c'est-à-dire que…, ou alors on avait les yeux fermés, et le paysage il est complètement à l'intérieur, alors voilà quoi. Donc voilà ça c'est un ordre général, après j'avoue que pour moi le paysage c'est quelque chose qui a été plus ou moins… c'est plus ce qui nous entoure pour moi le paysage. C'est plus ça qu'une affaire sauvage je pense : une nature domestiquée et le geste ça serait peut-être ce qu'on a fait : du cadrage, l'organisation du regard qui fait que ça devient un paysage.
(AG) Donc effectivement le paysage, pour moi, j'en ai plusieurs et c'est autant un paysage de bords d'océan, que du causse du Lot, de pierres, et en fait le paysage pour moi c'est une ouverture accueillante, bienveillante, pour mon corps et mon esprit. Obligé. Le geste ce serait : (elle fait le geste) Pfiouuuu...
(ET) Pour moi un paysage c'est une étendue, une grande étendue dans laquelle on peut s'installer et qui est belle, qui nous donne envie de la voir, de rentrer dedans, mais à partir du moment où tu commences à t'enfoncer dedans, où tu es dans ce paysage, tu en fais partie, tu es content, mais il n'y a plus cette vue qui te… Il ne faut pas simplement aller dedans, il faut aussi le regarder. Et après un paysage en particulier, je ne pense pas. Et puis le geste pour moi ce serait toute la nature qui le façonne : tantôt une pluie, tantôt une grêle, tantôt une neige, tantôt… Et tous ces gestes, que tout soit une explication scientifique de quelque chose qui fait partie du quotidien, et pour moi ce serait ça le geste.
(NL) Pour moi le paysage c'est ce que je vois à travers la vitre d'un train ou la vitre d'une voiture. C'est ce qui se découpe et qui bouge sous mes yeux. Enfin c'est peut-être aussi parce que ce sont des moments où on peut vraiment se laisser porter par ce qu'on voit, quand on ne conduit pas. Donc le paysage c'est quelque chose qui bouge. Et du coup à l'inverse, le geste, dans ce paysage, ce serait dans quelque chose de mobile, ce qui bouge.
(S) Pour moi le paysage contrairement à JM, ça serait plutôt le plus naturel qu'il soit, ou il y a si possible si possible très peu de traces de l'être humain que ce soit la mer ou la montagne ou la campagne, peu importe quel type de paysage. Avec de l'infiniment loin, et aussi près… Par exemple, un arbre en premier plan, avec derrière la mer. Le geste ça serait, plutôt quelque chose comme remercier.
(KT) Pour moi c'est quelque chose qui s'étend à l'infini, quelque chose où on se noie presque un peu dedans, qui donne le vertige. En fait voilà, c'est exactement ça : qui donne le vertige et qu'on a envie de croquer à la fin. Et le geste c'est que je puisse m'y enfoncer, m'y assoupir, y être bien, me détendre, être … Voilà, tout laisser, le corps, l'esprit. Que je puisse rentrer dans le paysage.
(V) Pour moi c'est un grand espace, avec une ligne d'horizon, des vallons. C'est plus associé à la campagne. À l'idée d'étendue aussi, de perte de vue. Et ensuite, au niveau des gestes je suis tentée, j'en ai plusieurs ; y'en a un c'est courir et parcourir, l'autre c'est ouvrir et tournoyer, et le troisième c'est s'allonger.
(S) Pour moi le paysage ça serait plus relié en fait à des sensations internes, certainement quelque chose qui ramène à l'enfance. Qui dégage des choses, où on est bien, de quiétude et un peu de souvenirs, de famille, ou de choses qu'on regarde ensemble. Et le geste je pense que ce serait cueillir, parce que je suis très attachée aux fleurs, et voilà.
(ML) Pour moi le paysage c'est un ensemble d'éléments en fait, naturels ou pas, qui s'offrent au regard. Proches, lointains. Les paysages urbains, je trouve ça super intéressants aussi, ça m'attire beaucoup. Et le geste ce serait une manière de pénétrer ce paysage : donc marcher, courir, pédaler - puisque c'est plutôt mon moyen de locomotion, en campagne ou en ville. Mais j'avais aussi cette idée de cueillir, c'est venu assez rapidement…
(PF) Pour moi le paysage ça serait une ouverture et un horizon, où nous êtres humains, on puisse savoir qu'on peut y aller ensemble. Voilà. Un truc comme ça. C'est une espèce de devenir commun possible ; déjà le fait que ce soit ouvert, qu'il y ait un horizon, et on peut y aller. Voilà. Parce qu'il nous appartient à tous, parce qu'on peut tous avoir une action plus ou moins dessus, et que ça détermine énormément notre devenir commun, à chacun, à nous tous. Donc le paysage, c'est du nous. Et le geste, je ne sais pas : j'en vois pas.




Qu'est-ce que c'est pour toi : gestes de terre ?

(JM) Pour moi c'est le geste agricole - hors contexte projet : c'est la main de l'homme sur la nature.
(?) Un homme penché sur la terre, courbé.
(APC) C'est un geste aussi, pour trouver des aliments de survie aussi quelque part.
(PF) Pour moi, ça peut être une pelle mécanique, qui refait le paysage, des buttes et tout ça, quand il y a des aménagements paysagers par exemple à proximité d'une autoroute.
(S) Ça fait aussi plus penser à une caresse, mais pour la terre du potier, c'est pas la même terre. Geste de terre : c'est le fait de caresser la terre, tourner. - Modeler la terre.
(?) Moi ça me fait penser, comme JM, à des gestes agricoles, je dirai même des verbes : jeter, semer, faucher, couper, arracher, plier, courber, sentir - amasser, glaner, cueillir. - mouiller, glaner, - labourer, - sécher.
(PF) Ça me fait penser, d'ailleurs ça se fait de moins en moins, au geste quand quelqu'un meurt, celui de jeter de la terre sur le cercueil (…). Du coup ça te ramène à un cycle, mais aussi aux ancêtres, ceux qui sont dessous la terre. Si tu frottes bien du pied, il y a les os qui vont remonter. Ca évoque ça.
(JML) Sans trop faire de calembour, la chanson de gestes : gestes de terre, ce sont aussi les histoires de terre. - Des histoires de paysans, de territoire. - Ca fait un peu médiéval. - On appelait les chansons de gestes… - Les récits que faisaient les troubadours : le prince charmant, la transmission orale, l'histoire un petit peu épique, je ne sais pas si c'est trop ça mais… La geste, c'était (…) vraiment la quête, une sorte de récit de quêtes. Donc geste de terre, au féminin, ça change tout quoi. (…)
(?) Gestes pour la terre : geste écologique, etc.
(JML) Geste, c'est gestation aussi. - et gesticulation (PF).
(?) Gestation ça rejoint tout ce qu'on sème et tout ça. L'idée de vie qui commence et qui finit.
(APC) Gestes de terre c'est quand je me fais des masques à l'argile, ou quand je me lave les cheveux au rhassoul - Ou quand on va à Minorque et qu'on se fait des bains d'argile des pieds à la tête. (…) Après tu vas dans l'eau, tu fais une tâche rouge.
(?) C'est aussi marcher dans les flaques d'eau, dans les feuilles, dans la boue, si possible les doigts de pieds nus.
(?) Du geste utilitaire qui nous vient au départ, agricole, après nous vient le geste non utilitaire, qui peut être juste ce que tu dis : - oui le plaisir, qui passe par l'odeur, la vue, les sens : des sensations. Moi j'ai toujours adoré marcher dans les feuilles mortes, et dans les flaques d'eau, j'aime bien, et marcher pieds nus dans la boue, j'adore ça. Vous aussi j'imagine. (…)
(?) Cueillir, etc. : tout ce qui touche aux fleurs.
(APC) Marcher sur la terre c'est pas rien, on a tellement l'habitude de marcher sur du goudron, quand tu vas à la montagne, comme ça et que tu passes de la terre au goudron : ça fait un choc. Plus rien. On est coupé.(…) Sautiller aussi, quand tu vas à la campagne avec les enfants. (…) C'est aussi une façon de prendre… de rentrer en contact avec…

La verticalité c'est toujours quelque chose qui est en ajustement permanent. Même si c'est tout petit : la verticalité c'est une succession de réajustements permanents. Il y a des muscles qui travaillent...
C'était bien de sentir ces mouvements infimes. Ces toutes petites choses qui font qu'on est en réajustement permanent.
Une fois qu'il y a cette espèce d'inertie. (...) Du coup le poids opère le travail de relier à la terre.
De sentir qu'on peut être mis en mouvement sans sa propre volonté.


(Patricia Ferrara)

Bibliographie :
Phyllis Galembo, Maske, 2010
Hans Häckel, Guide des phénomènes météorologiques, 2000
Claude Eveno, Regarder le paysage, 2006
L'homme paysage, Guide de l'exposition, 2007
Silvia Pérez-Vitoria, La riposte des paysans, 2010
Architectures végétales de Midi-Pyrénées : haies, arbres et complants, 2003
Ushio Amagatsu, Dialogue avec la gravité, 2000
Dominique Dupuy, La sagesse du danseur, 2011
Maria Leao, La présence totale au mouvement, 2003
Bibliographie :
Marie Glon, Isabelle Launay, Histoire de gestes, 2012
Étienne Davodeau, Les ignorants, Récit d'une initiation croisée, 2011
Henry David Thoreau, Balade d'hiver couleurs d'automne, 1846-1862
Émile Zola, La Terre, 1887
Edmund Husserl, La terre ne se meut pas, 1989
Dominique Dupuy, La sagesse du danseur, éd. Behar Jean-Claude, coll. " Sagesse d'un métier ", 2011

" La danse de pas n'est pas quantité ni qualité négligeable. Elle est écriture, empreinte, trace, vestige (…) ; d'appui en appui elle parle à la terre, à qui elle donne la parole à son tour, dans un dialogue sensuel, amoureux et fécond." (p. 54)
" Le pas est la voix de la terre que le pied fait se lever du sol." (p. 55)
Bibliographie :
Alain Berthoz, Le sens du mouvement, 1997
Bernard Farinelli, L'avenir est à la campagne, 2008
Charles Fréger, Wilder Mann, ou la figure du sauvage, 2012
Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010
Michèle Salmona, Les paysans français, Le travail, les métiers, la transmission des savoirs, 1994
Jean-Luc Breuvart, Catherine Donzel, L'herbier du jardin, 2005
Richard Walker, Le corps humain, 2009
Expérience

Énumérations dans le paysage

Taupe, brindille, champignons, des bottes bleues, des feuilles de chêne, du feuillage mort, de l'herbe verte et de la mousse, un sentier, de la terre, J'AI, une casquette noire, de la mousse, des feuilles, une alliance, un foulard orange, une pierre, des chaussures bleues, un appareil photo.
Expérience

Énumération : 360° vertical (PF)
du blanc et du noir, mes mains, un tout petit bout d'ongle, une peau, le pli d'un doigt, du noir et de la boue, du noir sur de l'orange, de la boue, des petites vagues rouges, un trait vert, un enchevêtrement d'herbes, des herbes vertes, marrons, jaunes, un tapis d'herbes vertes, marrons, jaunes, une orchidée, un morceau de bois, avec des bourgeons, des feuilles mortes, des feuilles de platane, un enchevêtrement de brindilles, des feuilles mortes, une écorce de platane, une touffe d'herbe, des feuilles qui bougent au vent

Énumération : 360° vertical (ML)
Du orange du vert, de la soie orange, un bouton pression, un doigt, un peu de peau, ma manche de blouson verte, des brins d'herbe entremêlés, un morceau d'écorce de platane, le talon de ma chaussure, la couture de la semelle, on suit la couture, le deuxième talon, je suis la couture, des brins d'herbes ,des feuilles de près, des brins d'herbes verts, jaunes, des feuilles de platane marron, une petite brindille, des feuilles de platane, des brins d'herbes, des feuilles de platane, une branche de platane, avec ses brindilles et ses feuilles mortes accrochées encore quelques-unes, d'autres sur le sol, des brins d'herbe, une autre branche de platane, des brins d'herbe jaunes, vert clair, vert foncé, marron, une fleur de trèfle j'ai l'impression fanée, une touffe d'herbe plus foncée plus haute, des brins d'herbe plus jaunes, une petite dénivellation du terrain, un tronc d'arbre, un chêne je pense, noir, beige, marron, je suis ce tronc d'arbre, jusqu'à un embranchement, trois grosses branches, une plus fine, je suis la branche du milieu, plein de petites brindilles, de branches, avec derrière, un fond gris bleu blanc, je remonte la branche, d'autres petites branches partent de cette branche principale, des brindilles, j'arrive au sommet de l'arbre, le fond est gris, gris, gris foncé, de nouveau des branches d'arbre, et puis une branche, du bout de l'arbre, il est beaucoup plus proche, des plus grosses branches, d'autres brindilles, quelques feuilles mortes, un fond gris, gris presque blanc. Et j'ai terminé avec ça.

Des nuages gris, gris clair, gris foncé, un peu de bleu, des branches de platane, avec leurs boules accrochées, des nuages, des nuages, poussés par le vent, blancs, gris clair, gris foncé, de plus en plus foncés au fur et à mesure que je me rapproche de la ligne d'horizon, gris foncé et puis bleuté, de plus en plus bleu et gris foncé, puis les reflets du soleil à l'horizon, du jaune, du blanc, des arbres, dans le ciel, un champ, champ marron ,vert, des vallons, des herbes, du marron dans le champ, labouré, au repos, qui attend les prochaines semences, et puis plus près de l'herbe, de l'herbe jaune, de l'herbe verte, des feuilles de platane séchées, des branches qui dépassent de l'arbre, une grosse branche, avec ses feuilles sèches, ses boules de platane, encore accrochées, des branches posées sur le sol, sur l'herbe verte puis marron jaune, des touffes d'herbe, de l'herbe, de l'herbe, des feuilles, des feuilles, des branchettes, des branchettes, des feuilles, de l'herbe, de l'herbe, encore de l'herbe, des touffes d'herbe, des feuilles, des branches, des branches, des feuilles, de la paille, de la paille, euh, des herbes de différentes sortes, de l'herbe, des feuilles marrons, des feuilles d'orchidée, mes bottes bleues, mes doigts, mes doigts posés sur me bottes bleues marines, mes mains posées l'une sur l'autre, mes manches noires et puis vert anis, les manches de mon pull, à nouveau mes bottes, mon pantalon noir, mon pull vert anis, mon écharpe, un mélange de bleu, de vert, de bleu marine. Jusqu'à mon cou.
Expérience

Description du paysage

>> (ET) Je vois, une longue pente de terre, précédée d'une autre longue pente de terre, toutes deux dépourvues de végétation, de grandes végétations avec quelques petites brindilles. Il n'y a pas de feuilles mortes, car il n'y a pas d'herbe autour. Derrière la plus avancée, il y a un petit chemin, qui mène à une maison faite de tôle principalement, et une autre petite maison avec quelques arbres dessus ; et, en fond, il y a une forêt.
>> (V) De mes yeux je vois, une bâche verte, une table blanche, des briques rouges, et un arbre. Enfin un poteau gris.
>> (PF) J'avais les yeux fermés et puis en fait au fur et à mesure de l'énoncé, il y a un paysage imaginaire qui se construit, il y a une représentation (…) c'est ce que j'ai vu, et en fait quand j'ai ouvert les yeux c'était ça (…) du coup ça l'a révélé d'une manière différente - regardez si c'est beau - et je l'avais pas vu…
>> (ET) Ce jeu là permet de mieux reconnaître ce qui nous entoure et de voir les choses.
>> (NL) On retrouve le cadre (…). On est dans les yeux de l'autre.
>> (?) On ne voit pas tous l'espace de la même façon. On avait du mal.
>> (AG) J'ai bien aimé le côté très poétique quand on ferme les yeux, qu'on entend les mots. Y'a quelque chose qui s'installe. Un paysage imaginaire qui s'installe. Ce va-et-vient entre : quand on décrit à l'autre, les yeux fermés, et quand on a les yeux fermés, qu'on entend ces mots ; c'est un va-et-vient entre les imaginaires, qui est très beau. Ca m'a presque plus plu que de retrouver le bon cadre, c'était rigolo… ces imaginaires là."
>> (JML) On est rentrés un petit peu dans une manière de décrire qui devenait…beaucoup plus succincte - des informations très peu détaillées - la quête forcément… Elle ne se construisait pas vraiment en accord avec la nature qui nous entoure.