Danser dans le paysage
Épisode 4
☼ 13/01/2013



La verticalité c'est toujours quelque chose qui est en ajustement permanent. Même si c'est tout petit : la verticalité c'est une succession de réajustements permanents. Il y a des muscles qui travaillent...
C'était bien de sentir ces mouvements infimes. Ces toutes petites choses qui font qu'on est en réajustement permanent.
Une fois qu'il y a cette espèce d'inertie. (...) Du coup le poids opère le travail de relier à la terre.
De sentir qu'on peut être mis en mouvement sans sa propre volonté.


(Patricia Ferrara)

Bibliographie :
Alain Berthoz, Le sens du mouvement, 1997
Bernard Farinelli, L'avenir est à la campagne, 2008
Charles Fréger, Wilder Mann, ou la figure du sauvage, 2012
Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010
Michèle Salmona, Les paysans français, Le travail, les métiers, la transmission des savoirs, 1994
Jean-Luc Breuvart, Catherine Donzel, L'herbier du jardin, 2005
Richard Walker, Le corps humain, 2009
Expérience

Description du paysage

>> (ET) Je vois, une longue pente de terre, précédée d'une autre longue pente de terre, toutes deux dépourvues de végétation, de grandes végétations avec quelques petites brindilles. Il n'y a pas de feuilles mortes, car il n'y a pas d'herbe autour. Derrière la plus avancée, il y a un petit chemin, qui mène à une maison faite de tôle principalement, et une autre petite maison avec quelques arbres dessus ; et, en fond, il y a une forêt.
>> (V) De mes yeux je vois, une bâche verte, une table blanche, des briques rouges, et un arbre. Enfin un poteau gris.
>> (PF) J'avais les yeux fermés et puis en fait au fur et à mesure de l'énoncé, il y a un paysage imaginaire qui se construit, il y a une représentation (…) c'est ce que j'ai vu, et en fait quand j'ai ouvert les yeux c'était ça (…) du coup ça l'a révélé d'une manière différente - regardez si c'est beau - et je l'avais pas vu…
>> (ET) Ce jeu là permet de mieux reconnaître ce qui nous entoure et de voir les choses.
>> (NL) On retrouve le cadre (…). On est dans les yeux de l'autre.
>> (?) On ne voit pas tous l'espace de la même façon. On avait du mal.
>> (AG) J'ai bien aimé le côté très poétique quand on ferme les yeux, qu'on entend les mots. Y'a quelque chose qui s'installe. Un paysage imaginaire qui s'installe. Ce va-et-vient entre : quand on décrit à l'autre, les yeux fermés, et quand on a les yeux fermés, qu'on entend ces mots ; c'est un va-et-vient entre les imaginaires, qui est très beau. Ca m'a presque plus plu que de retrouver le bon cadre, c'était rigolo… ces imaginaires là."
>> (JML) On est rentrés un petit peu dans une manière de décrire qui devenait…beaucoup plus succincte - des informations très peu détaillées - la quête forcément… Elle ne se construisait pas vraiment en accord avec la nature qui nous entoure.
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